
Polaire d'un point par rapport à deux droites, par rapport à un cercle
Sommaire1. Polaire d'un point par rapport à deux droites Transformation par polaires réciproques5. Transformation des médianes d'un triangle |
Hors programme du lycée :
Page no 150, extraite de l'article plan projectif le 3/8/2009 | ||||
Division harmonique |
Intersection inaccessible : |
Épreuve pratique de terminale S |
GéoPlan |
Angles 1S |
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1. Polaire par rapport à deux droites
Définition : étant donné deux droites (d) et (d’) distinctes et concourantes en un point I du plan affine et un point M non situé sur ces droites, l'ensemble des conjugués harmoniques du point M par rapport à (d) et (d’) est une droite, passant par I. On l'appelle la polaire de M par rapport à (d) et (d’). Construction de la polaire : étant donné deux droites (d) et (d’), concourantes en I, et un point M non situé sur ces droites, placer deux points P et Q, distincts et différents de I, Démonstration : si M1 est le conjugué de M par rapport à P et P’ et M2 le conjugué de M par rapport à Q et Q’, la polaire de M par rapport à (d) et (d’) est la droite (M1M2) ; les points I, M1 et M2 sont alignés. De même, la polaire de M par rapport à Δ et Δ’ est la droite (M1M2) ; les points J, M1 et M2 sont alignés et la polaire de M par rapport à (d) et (d’) est la droite (IJ). Réciprocité polaire : si la polaire de M passe par J, alors la polaire de J passe par M. Application - construction par polaires réciproques : intersection inaccessible
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[A, B, C, D] étant une division harmonique située sur une droite (d) et O un point à l'extérieur de (d), les droites (OA), (OB), (OC) et (OD) forment un faisceau harmonique. Un faisceau harmonique découpe sur toute droite, non parallèle à un des rayons, une division harmonique. Une parallèle à un des rayons du faisceau est divisée par les trois autres en deux segments égaux (condition nécessaire et suffisante). Soit la droite (A’B’) parallèle au rayon (OD) passant par C.
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b. Application : construire le quatrième point d'une division harmonique
Les trois points alignés A, B, C étant donnés, construire le quatrième point D tel que [A, B, C, D] = −1. Soit O un point non aligné avec les points précédents ; la parallèle à (OA) passant par B coupe (OC) en un point C’. Soit D’ le symétrique de C’ par rapport à B, alors (OD’) coupe (AB) en D qui est le point cherché.
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c. Bissectrices
[B, C, I, J] est une division harmonique est équivalent au fait que les droites (AB, AC, AI, AJ) forment un faisceau harmonique. Démonstration En construisant une parallèle au côté (AC) passant par B, qui coupe les deux bissectrices en deux points I’ et J’, on montre, en étudiant les angles, que les triangles ABI’ et ABJ’ sont isocèles en B. Le point B est le milieu de [I’J’]. Une parallèle à un des rayons du faisceau est divisée par les trois autres en deux segments égaux, donc (AB, AC, AI, AJ) est un faisceau harmonique et [B, C, I, J] est une division harmonique.
d. Quadrilatère complet
Dans la suite de cet article nous considérons le quadrilatère complet strict où deux quelconques des quatre droites ne sont pas parallèles, trois quelconques ne sont concourantes : A, B, C et D sont quatre points du plan formant un quadrilatère convexe (qui n'est pas un trapèze), les droites (AB) et (CD) se coupent en E, puis (AD) et (BC) en F. Les quatre droites (AB), (AD), (CB) et (CD) déterminent un quadrilatère complet ayant les six sommets A, B, C, D, E et F. Les trois droites (AC), (BD) et (EF) sont les diagonales du quadrilatère complet, leurs points d'intersection I, J, K sont les points diagonaux. e. Divisions harmoniques du quadrilatère complet
Par exemple, la droite (FI) est la polaire de E par rapport aux droites (FD), (FC). (EI) est la polaire de F par rapport à (EB), (EC). Les points K, R, P sont alignés ; de même, les points K, Q, S sont aussi alignés.
3. Points conjugués par rapport à un cercle
Une droite passant par M coupe le cercle (c) de centre O en C et D. D'après la formule de Mac-Laurin le conjugué M’ de M par rapport à C et D vérifie MM’ × MJ = MC × MD. Le cercle (c’) de diamètre [MM’] est orthogonal au cercle (c). Par extension, on dit que deux points M et M’ sont conjugués harmoniques par rapport à un cercle (c) si le cercle de diamètre [MM’] est orthogonal au cercle (c).
4. Polaire d'un point par rapport à un cerclePolaire d'un point M par rapport à un cercle : droite définie comme l'ensemble des points M’ conjugués harmoniques de M par rapport au cercle. Construction à la règle seule
D'un point M, tracer deux sécantes au cercle (MP) et (MQ) qui recoupent le cercle respectivement en P’ et Q’. On obtient le quadrilatère complet MPP’Q’QI. Ses diagonales (PQ’) et (P’Q) se coupent en J. La droite (IJ) est la polaire de M par rapport à (d) et (d’). La droite (IJ) coupe (MP) en M1 et (MQ) en M2. Comme M1 est le conjugué de M par rapport à P et P’; les points M et M1 sont conjugués par rapport au cercle (c). De même, M2 est le conjugué de M par rapport à Q et Q’ ; les points M et M2 sont conjugués par rapport au cercle (c). La droite (IJ) est la polaire de M par rapport au cercle (c).
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Point M à l'extérieur du cercle
Soit M un point à l'extérieur d'un cercle (c) de centre O. Les tangentes issues de M coupent le cercle en A et B. La droite (AB) est la polaire de M par rapport à (c). Construction d'Euclide : les points A et B sont les points d'intersection du cercle (c) et du cercle de diamètre [MO]. Démonstration : soit M’ un point du segment [AB]. La droite (MM’) coupe le cercle (c) en C et D. Soit H le milieu de [AB], point d'intersection des droites (AB) et (MO), Dans le triangle rectangle MHM’, on a MM’ = MH/cos α. De ces deux dernières égalités on déduit MM’ × MJ = MH × MO. Dans le triangle rectangle MAO; le côté MA de l'angle droit est moyenne proportionnelle entre l'hypoténuse MO et sa projection sur l'hypoténuse MH : D'où MM’ × MJ = MC × MD d'après la relation de Mac-Laurin M et M’ partagent harmoniquement [CD]. M’ est un point la polaire de M.
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Point M à l'intérieur du cercle
La perpendiculaire en M à (OM) rencontre le cercle en A et B. Les tangentes au cercle en A et B et la droite (OM) sont concourantes en H. La polaire de M est la droite (d) perpendiculaire en H à (OM). Rappel : une condition nécessaire et suffisante pour que deux cercles soient orthogonaux, est qu'il existe un diamètre de l'un d'entre eux qui soit divisé harmoniquement par l'autre cercle. Démonstration : Une droite quelconque passant par M rencontre le cercle (c) en C et D. Soit M’ le point conjugué harmonique de M par rapport à C et D. Le cercle (c’) de diamètre [MM’] est orthogonal à (c). Le cercle (c’) divise harmoniquement le diamètre [EF] du cercle (c). Mais comme M est sur la polaire de H par rapport à (c), M et H sont conjugués harmoniques par rapport à E et F. Le deuxième d'intersection du cercle (c’) avec (OM), conjugué harmonique de M est donc le point H. Le triangle M’HM, inscrit dans un demi-cercle, est rectangle. Le point M’ est sur la perpendiculaire en H à (OM).
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Conclusion : soit un point M distinct de O, l'ensemble des points M’ conjugués harmoniques de M par rapport à un cercle c(O, R) est une droite (d) appelée polaire de M par rapport à (c). Le point M est le pôle de (d) par rapport à (c). La polaire de M est la droite perpendiculaire à (OM) au point H de [OM) tel que OH × OM = R2. Réciprocité polaire : si la polaire (d) de M passe par M’, alors la polaire (d’) de M’ passe par M. Polaires de l'orthocentre au cercle circonscrit et au cercle d'Euler Transformation par polaires réciproquesÀ une figure F formée de points et de droites, on fait correspondre une figure F’ formée de droites et de points ; à toute propriété d'alignement de points ou de concours de droites dans F, correspond une propriété corrélative de concours de droites ou d'alignement de points dans F’. À une division harmonique correspond un faisceau harmonique et réciproquement. Les propriétés d'angles ou de distances ne se conservent pas ; toutefois quand deux droites sont perpendiculaires, les points transformés sont vus du cercle directeur sous un angle droit et vice versa. 5. Transformation des médianes d'un triangle
Soit un triangle ABC. Prenons pour cercle directeur le cercle (c) circonscrit à ABC de centre O. La médiane AA’ se transforme en un point P. P est situé sur la tangente (B1C1), transformée de A, et P est situé sur la polaire (d1) de A’ qui est la droite parallèle à (BC) passant par A1, droite qui est perpendiculaire à (OA1). Le concours des médianes se transforme en l'alignement des points P, Q et R. Bissectrices extérieures du triangle tangentielLe point O, centre du cercle (c) inscrit dans le triangle tangentiel A1B1C1, est le point de concours des bissectrices intérieures (A1O), (B1O), Ce triangle A1B1C1 est quelconque. On peut donc énoncer :
6. Transformation des hauteurs d'un triangle
Soit un triangle ABC. Prenons pour cercle directeur le cercle (c) circonscrit à ABC de centre O. La hauteur (AH) se transforme en un point P situé sur la tangente (B1C1), transformée de A, et sur la perpendiculaire en O à (AH), c'est-à-dire la parallèle en O à (BC), perpendiculaire à la bissectrice intérieure (OA1) de A1B1C1. Le concours des hauteurs se transforme en l'alignement des points P, Q et R. Parallèles aux bissectrices extérieures du triangle tangentielLe triangle A1B1C1 est quelconque. On peut donc énoncer : Dans tout triangle (non équilatéral), les parallèles aux bissectrices extérieures, menées par le centre du cercle inscrit, coupent les côtés opposés en trois points alignés (pour un triangle isocèle, un des points peut être rejeté à l'infini).
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GéoPlan |
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Angles 1S |
Construire un pentagone régulier |
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GéoPlan 1SParaboles et tangentes en 1S | ||||
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