ÉduSCOL - Terminale S - Banque de sujets 2007 - Sujet 030
Dans le plan on considère un triangle BOA rectangle en O et une droite (d) passant par O.
On note A’ et B’ les projetés orthogonaux respectifs de A et de B sur (d).
Enfin, dans le triangle OAB, H est le pied de la hauteur issue de O.
(a) Faire une figure à l’aide d’un logiciel de géométrie.
(b) Quelle conjecture peut-on faire concernant les différents cercles (c) lorsque la droite (d) tourne autour de O ?
On considère la similitude directe S de centre H qui transforme A en O.
Quel est l’angle de cette similitude ? Justifier que l’image de O par S est B.
Déterminer les images par S des droites (AA’) et (d), puis celle du point A’.
Démontrer la conjecture faite au (b).
Conjectures
Les cercles (c) passent par le point H pied de la hauteur issue de O du triangle BOA.
Dans le cercle de diamètre [OA], les angles inscrits OAH et OA’H sont égaux, de même dans le cercle de diamètre [OB], les angles inscrits OBH et OB’H sont égaux. Les triangles BOA et B’HA’ sont semblables, donc B’HA’ est un triangle rectangle en H inscrit dans le cercle de diamètre [A’B’] : (c) contient le point H.
Si J, K et L sont les milieux des côtés [AB], [OB] et [OA], les centres I des cercles (c) appartiennent au cercle de diamètre la médiane [OJ] (cercle passant par K et L).
En effet, dans le cercle (c) l'angle au centre A’IH est la moitié de l'angle inscrit A’B’H. De même, dans le cercle de diamètre [AB], l'angle au centre OJA est la moitié de l'angle inscrit OBA.
Comme dit ci-dessus les angles inscrits A’B’H = OBA sont égaux, donc les angles doubles OIH et OJH sont égaux. Les points I, J, O et H sont cocycliques. Le point I est sur le cercle diamètre [OJ].
Compétences évaluées
Compétences TICE
– Utilisation d’un logiciel de géométrie dynamique pour conjecturer une propriété. Compétences mathématiques
– Triangles semblables ;
– Propriété de conservation d’une similitude (image d’une droite par une similitude) ;
– Triangle rectangle inscrit dans un demi-cercle.
Dans le plan (P), on donne quatre points O, A, B et C et un cercle (Γ) de centre O.
Le point M est un point quelconque variable sur le cercle (Γ).
On lui associe l’unique point M’ du plan (P) défini par l’égalité : = α + β + γ où α, β, γ sont des réels donnés.
1. Il s’agit de déterminer, dans un cas particulier, le lieu géométrique (L) du point M’ lorsque le point M décrit le cercle (Γ).
À l'aide d’un logiciel de géométrie plane construire les points O, A, B et C, le cercle (Γ) et un point libre M sur ce cercle.
Construire le point M’ associé à M.
En observant plusieurs positions du point M faire une conjecture sur la nature de la transformation du plan qui transforme M en M’ ainsi que la nature du lieu géométrique du point M’.
2. (a) Déterminer par le calcul la nature de la transformation du plan qui transforme le point M en le point M’.
(b) Déterminer le lieu géométrique (L) du point M’.
Production demandée
La figure réalisée avec le logiciel de géométrie dynamique.
Le calcul permettant d’obtenir la nature de la transformation.
La caractérisation du lieu géométrique de M’ et sa justification.
Commandes GéoPlan
Touche T : Tracé point par point du lieu,
Touche S pour Sortir du mode trace,
Touche L : dessin en bloc du Lieu.
Compétences évaluées
Compétences TICE
– Réaliser des constructions avec un logiciel de géométrie dynamique ;
– Tester les conjectures émises. Compétences mathématiques
– Utiliser la notion de barycentre et ses propriétés ;
– Utiliser les transformations géométriques usuelles.
On considère A, B et C trois points non alignés du plan et k un réel de l’intervalle [-1; 1].
On note Gk le barycentre du système de points pondérés : {(A, αk); (B, βk); (C, γk)}
où αk, βk et γk sont des réels dépendant de k, de somme non nulle. Il s’agit de déterminer le lieu des points Gk lorsque k décrit l’intervalle [-1; 1].
Fiche élève
On considère A, B et C trois points du plan et k un réel de l’intervalle [-1; 1].
On note Gk le barycentre du système de points pondérés : {(A, k2 + 1); (B, k); (C, -k)}.
Le but de cet exercice est de déterminer le lieu des points Gk lorsque k décrit l’intervalle [-1; 1].
1. Visualisation à l’aide d’un logiciel de géométrie :
Construire les points A, B, C, G1 et G-1.
Construire le point Gk puis visualiser l'ensemble des points Gk lorsque k décrit [-1; 1].
Quelle est la nature de l’ensemble précédent ?
2. Justification mathématique :
Justifier, pour tout réel k de [-1; 1] l'existence du point Gk.
Démontrer que pour tout réel de l’intervalle [-1; 1], on a: = .
Démontrer la conjecture faite avec le logiciel. On pourra utiliser les variations de la fonction f définie sur [-1; 1] par : .
Commandes GéoPlan
Touche T: Trace du point Gk,
Touche S pour Sortir du mode trace,
Touche L : dessin en bloc du lieu de Gk.
Indications
D'après la fonction vectorielle de Leibniz α + β + γ = (α + β + γ) , en plaçant M en A on a :
( k2 + 1) = k - k == −em>k et = .
La fonction f est continue et décroissante sur [-1; 1].
Dans le plan on définit un triangle ABC non isocèle en A et dont les angles en B et en C sont aigus. On note a son aire.
On appelle H le pied de la hauteur issue de A dans le triangle ABC et l’on se place dans le cas où CH > BH.
On se propose de démontrer qu’il existe une droite et une seule perpendiculaire au côté [BC], en un point M, qui partage le triangle ABC en deux polygones de même aire.
Construire la figure demandée en utilisant un logiciel de géométrie dynamique. Déterminer, à l’aide du logiciel, la position de M en lequel la droite recherchée doit couper le segment [CH] pour répondre au problème posé.
Étudier le cas où le point M est sur le segment [BH].
On suppose que le point M est situé sur le segment [CH] et on pose CM = x. On appelle N le point d’intersection du segment [AC] avec la droite perpendiculaire à (BC) passant par M.
On note L la longueur du segment [CH]. On admet que la fonction f qui, à tout x de [0; L], associe l’aire du triangle CMN est continue.
On ne cherchera pas à expliciter f(x).
(a) Que traduit l’égalité f(x) = ?
Préciser les variations de f à l’aide du logiciel. Déterminer la valeur de f(0).
Comparer f(x) et quand M est en H.
En déduire la réponse au problème posé.
Production demandée
Figure réalisée avec emplacement du point M répondant au problème.
Interprétation de l’égalité (a).
Utilisation d’un théorème d’analyse.
Indications
f(0) = 0, f(L) > lorsque M est en H, comme f est continue sur [0; L], d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une valeur x pour laquelle f(x) = .
Le triangle CMN a alors une aire égale à la moitié de celle de ABC.
Pour l 'aire du triangle CMN solution on a : x × MN = , d'où MN = .
Les triangles rectangles NMC et AHC sont semblables don tan(C) = = , soit = , d'où x = .
x = CM, y = f(x) = Aire(CMN), dans le cadre de droite est représenté le point S(x, y).
Commandes GéoPlan : Le déplacement de M se fait au clavier ou à la souris.
La touche L fait apparaître (ou disparaître) le lieu de S.
Touche T : Tracé point par point du graphe,
Touche S pour Sortir du mode trace,
Touche A : solution.
Pour chaque calcul cliquer dans la figure et taper S pour START.
Calcul d'une valeur approchée d'intégrale avec GéoPlan
On décompose le segment [a, b] en n segment de même longueur h = (b-a)/n et on note u0 = a, u1, u2, u3 …, un = b. La suite des extrémités de ces intervalles.
Pour une valeur x0 égale à un des ui on trace deux extrémités A(x0, 0) et A’(x0+h, 0) sur l'axe (Ox),
Les points M(x0, f’(x0)) et M’(x0+h, f’(x0)) permettent de tracer le rectangle AA’M’M nommé R.
Les points N(x0, f’(x0+h)) et N’(x0+h, f’(x0+h)) permettent de tracer le rectangle AA’N’N nommé R’.
Technique GéoPlan
Après le tracé du premier rectangle de côté A(a, 0)A’(a+h, 0), on répète, avec la commande S, n-1 fois le tracé des rectangles en activant le mode Trace.
La commande Cm2 itére le calcul de I, avec l'astuce que le calcul se fait avant l'affectation de x0+h à x0, la hauteur du rectangle R est donc f’(x0+h) et celle du rectangle R’ est donc f’(x0+ 2h).
Commandes GéoPlan
Éventuellement, changer a, b, n en les pilotant au clavier :
Taper A pour modifier a au clavier,
Taper B pour modifier b,
Taper N pour modifier n.
Couplage Touches / Commandes :
Touche I : INITIALISATION : cette touche couple 2 commandes :
Cm0 : Sortie du mode Trace
Cm1 : Initialisation de x0, I à a, 0
Touche T : ITERATION Cm2 : x0 devient x0+h et I devient I+h*f(x0+h)
Touche S : START : cette touche couple 4 commandes : L'initialisation et :
Cm3 : on garde la trace du rectangle R
Cm4 : on répète la commande Cm2 n-1 fois
Terminer le mode trace à la fin du tracé avec la commande F pour retrouver les commandes GéoPlan.
Encadrement
Comme en mode trace, un rectangle AA’N’N efface le rectangle AA’M’M précédent, il faut deux programmes distincts pour les fonctions croissantes sur [a, b] et pour les décroissantes.
Pour chaque calcul cliquer dans la figure et taper S pour START.
Méthode des trapèzes
Une valeur approchée de l'intégrale se trouve en faisant la somme des aires des trapèzes AA’M’M de sommets, pour une valeur x0, les points A(x0, 0) et A’(x0+h, 0) sur l'axe (Ox) et les points M(x0, f’(x0)) et M’(x0+h, f’(x0+h)).
Pour la fonction f(x) = étudiée ci-contre sur [0, 1],
on a une excellente approximation sachant que ≈ 0,7853.