
Puissance d'un point par rapport à un cercle, cercles orthogonaux, axe radical et faisceau de cercles
Sommaire1. Puissance d'un point par rapport à un cercle Téléchargement
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Cercles tangents à des droites ou à des cercles : voir construction de cercles Page no 99, réalisée le 10/12/2006, modifiée le 29/10/2008 | ||||
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Notion disparue de l'enseignement français au lycée.
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Théorème d'Euclide AB × AC = AD × AE. Dans le cas où A est à l'intérieur du cercle, pour le démontrer, il suffit de remarquer que les triangles ABE et ADC sont semblables, ayant leurs angles en A opposés par le sommet et leurs angles inscrits BCD et BÊD égaux. |
Lorsque A est à l'extérieur du cercle, avec une tangente (AT), on a : AB × AC = AD × AE = AT2.
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Pour un point A extérieur à un cercle (c), la puissance du point A par rapport au cercle est le produit AB × AC, où une sécante issue de A coupe le cercle en B et C. Cette puissance est constante lorsque la droite varie. AB × AC = AT2. Elle est aussi égale à la différence du carré de la distance du point au centre du cercle moins le carré du rayon : AB × AC = AO2 – OT2 = d2 – r2. Si le point A est à l'intérieur du cercle la puissance négative est égale à : – AB × AC = d2 – r2. Mesures algébriques Quel que soit le point A, la puissance du point A par rapport au cercle est le produit Réciproques :
Démonstration : angles inscrits et triangles semblables – A extérieur au cercle L'angle inscrit CBT interceptant l'arc CT est égal à l'angle de la corde [TC] et de la tangente (TT’). Les angles supplémentaires ABT et ATC sont aussi égaux et les triangles ABT et ATC ont cet angle égal et l'angle A en commun : ils sont donc semblables. Des rapports de similitude égaux En particulier pour la sécante (AO) la puissance du point A est aussi AD × AE = (AO – OD) × (AO + OE) = AO2 – OE2 = d2 – r2.
Voir : orthocentre Sommaire 2. Cercles orthogonaux
Soit deux cercles c(O, R) et c’(O’, R’) orthogonaux. La figure formée par les deux centres O, O’ et un des deux points d'intersection est un triangle rectangle. Du théorème de Pythagore, il en résulte la relation entre les deux rayons et la distance entre les centres : OO’2 = R2 + R’2. La puissance du point O par rapport au cercle (c’) est R2 ; Pour que deux cercles soient orthogonaux, il faut et il suffit qu'il existe un diamètre de l'un d'entre eux qui soit divisé harmoniquement par l'autre cercle. Application : étant donné un cercle (c) et un point M, distinct du centre O et n'appartenant pas au cercle, pour trouver les cercles orthogonaux à (c) passant par M, tracer le diamètre [PQ] sur la droite (OM) et trouver le point M’ tel que [P, Q, M, M’] soit une division harmonique :
3. Axe radical de deux cercles
On considère deux cercles c(O, R) et c’(O’, R’) avec O et O’ distincts. L'ensemble des points M, de même puissance par rapport aux deux cercles, vérifie : c(M) = MO2 – R2 = c’(M) = MO’2 – R’2, soit MO2 – MO’2 = R2 – R’2. Soit I le milieu de [OO’] et K la projection de M sur (OO’). D'après le troisième théorème de la médiane dans le triangle MOO’, on a : 2 Tous ces points M ont même projeté orthogonal sur la droite des centres (OO’), L'axe radical est donc la droite perpendiculaire à ligne des centres passant par K. Si les cercles sont sécants, l'axe radical est la droite joignant les points d'intersection. L'axe radical (éventuellement en dehors du segment intérieur aux deux cercles) est aussi l'ensemble des points desquels on peut mener, aux deux cercles, des segments tangents de même longueur En particulier si les cercles sont extérieurs, ils admettent une tangente commune (TT’), le milieu J de [TT’] appartient à l'axe radical. Cette propriété permet de construire l'axe radical (JJ’) avec J’ milieu d'une autre tangente commune.
Applications : montrer des alignementsAxe orthique : alignement des intersections des côtés d'un triangle avec les côtés de son triangle orthique.
Les points d'intersection P, Q et R, des côtés d'un triangle ABC avec les côtés de son triangle orthique, sont alignés, car ils appartiennent à l'axe radical des cercles circonscrits aux deux triangles ABC et A’B’C’. Indications Les points B’ et C’ sont situés sur le cercle de diamètre [BC]. PB × PC est la puissance P par rapport au cercle (c) circonscrit à ABC. On montre de même que les deux autres points d'intersection ont même puissance par rapport à (c) et (c’). Les points P, Q et R sont situés sur une même droite, axe radical de (c) et (c’) ; cet axe est appelé axe orthique du triangle. L'axe orthique d'un triangle est l'axe radical du cercle circonscrit et du cercle d'Euler de ce triangle.
Alignement des orthocentres d'un quadrilatère complet |

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Les quatre triangles ABF, ADE, BCE et CDF, formés par les côtés du quadrilatère complet ABCDEF pris trois à trois, ont leurs orthocentres alignés sur une droite orthogonale à la droite de Newton, droite qui passe par les milieux des diagonales. Indications
Soit H1 est l'orthocentre du triangle ABF, point de concours des hauteurs (AA’), (BB’) et (FF’). A’ appartient au cercle (c1) de diamètre [AC]. H1A × H1A’ est la puissance de H1 par rapport à (c1). D'après la relation ci-dessus H1 a même puissance par rapport aux trois cercles. On montre de même que les autres orthocentres ont même puissance par rapport aux trois cercles. Ils sont situés sur l'axe radical commun. Ils sont alignés sur cet axe, orthogonal à la ligne des centres, qui passe les milieux des diagonales. Cette ligne des centres est appelée droite de Newton. Sur la figure ci-dessus les cercles ont deux points communs U et V, dans la figure ci-contre on a trois cercles non sécants appartenant à faisceau à point de Poncelet.
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Les axes radicaux de trois cercles de centres non alignés concourent en un point appelé centre radical des trois cercles. Preuve : Soit (d1) l'axe radical de (c2) et (c3) ; (d2) l'axe radical de (c1) et (c3) ; (d3) l'axe radical de (c1) et (c2).
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Application : construction de l'axe radical de deux cercles non sécants (et non concentriques)
Il suffit de construire un troisième cercle qui soit sécant aux deux cercles donnés.
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Cercle orthogonal à trois cercles (de centres non alignés)
C'est le cercle dont le centre O est le centre radical des trois cercles et dont le rayon est égal à la racine de la puissance p du point O par rapport à l'un des trois cercles. Si O est à l'intérieur des cercles, p est négatif, le problème n'a pas de solution. Construction : à partir du centre O il suffit de tracer une tangente à un des trois cercles. Par exemple, le cercle (c1) de centre O1 rencontre le cercle de diamètre [OO1] en T, point de contact d'une des tangentes, issue de O. Le cercle, de centre O passant par T, est orthogonal aux trois cercles.
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Montrer que trois droites sont concourantesLes trois hauteurs d'un triangle sont concourantes.
Les hauteurs sont les axes radicaux des cercles de diamètres les côtés du triangle. H a même puissance pour les trois cercles. On retrouve :
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Trois cercles tangents deux à deux
Montrer que les tangentes communes aux points de contact se coupent en un même point I. Le point I est le centre radical des trois cercles. Monter que le point I est le centre du cercle (c) circonscrit au triangle ABC. Les segments [IA], [IB] et [IC] sont de même longueur, égale au rayon du cercle circonscrit (c). Ils sont perpendiculaires aux côtés du triangle O1O2O3. Le cercle (c) est inscrit dans le triangle O1O2O3 et son centre I est le point d'intersection des bissectrices (O1I), (O2I) et (O3I). Technique GéoPlan Placer trois points libres O1, O2 et O3 dans le plan et tracer le centre I du cercle inscrit dans le triangle O1O2O3. Le point I se projette orthogonalement en A, B et C sur les côtés du triangle. Les cercles (c1), (c2) et (c3) de centres O1, O2 et O3 passant par B, C et A sont tangents extérieurement deux à deux et le point I, centre radical de ces trois derniers cercles, est le centre du cercle circonscrit à ABC, orthogonal aux trois cercles.
Un curieux point de concours
Solution La médiatrice de [B’C’] rencontre le côté [BC] en son milieu, le point A2 équidistant de B’ et C’, soit de même pour les milieux B2 et C2 de [AC] et [AB].
5. Faisceau de cerclesÉtant donné un cercle (c0) et une droite (d), il existe une infinité de cercles (c) tels que l'axe radical de chacun d'eux et du cercle (c0) soit la droite (d). On dit que ces cercles (et le cercle c0) forment un faisceau. Un faisceau est déterminé par deux cercles (c1) et (c2) non concentriques. Les centres des cercles (c) sont situés sur la droite (Δ) perpendiculaire à (d) passant par le centre de (c0). (Δ) est la droite des centres du faisceau. Deux cercles quelconques (c1) et (c2) du faisceau admettent (d) comme axe radical. |
Faisceau à points de base
L'ensemble des cercles qui passent par deux points donnés. La ligne des centres est alors la médiatrice du segment déterminé par les points de base.
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Faisceau de cercles tangents
Un faisceau de cercles tangents est déterminé par la donnée d'une droite (d) et d'un point I de cette droite.
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Faisceau à points limites (ou points de Poncelet)
Étant donné une droite (d) et un cercle (c) n'ayant pas de point commun, K est la projection du centre O sur (d) et T un des points de contact d'une tangente issue de K.
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Faisceaux orthogonauxen : Apollonian circles
Étant donné deux cercles (c) et (c1) non concentriques, il existe une infinité de cercles (γ) orthogonaux à (c) et (c1), ils sont aussi orthogonaux à tous les cercles du faisceau déterminé par (c) et (c1). Les cercles (γ) orthogonaux aux cercles (c) d'un faisceau F forment un faisceau Φ conjugué de F. L'axe radical d'un des faisceaux est la droite des centres de l'autre.
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Tracer un cercle du faisceau de centre donné
Si O2 est un point de la droite (UV) extérieur au segment [UV], une tangente issue de O2 coupe le cercle de diamètre [UV] en T2 une des intersections avec le cercle de diamètre [KO2] . Le cercle (c2) de centre O2 passant par T2 appartient au faisceau à points limites U et V.
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Tracer un cercle du faisceau passant par un point M
Le cercle (c3) du faisceau à point de Poncelet U et V est l'ensemble des points P tels que :
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Soit (d) une droite non parallèle à l'axe radical, distincte de la ligne des centres. (d) rencontre l'axe radical en I. Pour un cercle tangent à (d) en T1, le point I a pour puissance IT12. Pour un faisceau à points de Poncelet U et V, la puissance de I par rapport aux cercles du faisceau est IU2. Dans ce cas il y toujours deux cercles solutions, ayant pour points de contact T1 et T2 intersections de la droite (d) avec le cercle de centre I passant par U et V. Leurs centres O1 et O2 sont les points communs à la ligne des centres et aux perpendiculaires à (d) en T1 et T2.
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Pour un faisceau à points de base A et B, si I est entre A et B, la puissance de I est négative et il n'y a pas de cercle tangent à (d). Construction : tracer un cercle (c0) du faisceau passant par A et B, de centre O0. Le cercle de diamètre [IO0] rencontre (c0) en T. La puissance I par rapport aux cercles du faisceau est IT2. Les deux cercles solutions ont pour points de contact T1 et T2, intersections de la droite (d) avec le cercle de centre I passant par T.
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Exercice : la statue
Sur une droite (d) perpendiculaire en H à (AB) construire un point M, où doit se trouver l'œil, tel que l'angle AMB soit le plus grand possible. Soit r le rayon du cercle circonscrit au triangle AMB. L'angle AMB est d'autant plus grand que r est petit. Les cercles de rayon minimum passent par les points A et B et sont tangents à (d). Pour construire un tel cercle remarquer que le rayon est la longueur IH où I est le milieu de [AB] (cercles du faisceau à points de base A et B tangents à d). Hauteur de la statue Si la statue est inaccessible, à partir de la longueur MH et des angles AMH et BMH, par un calcul trigonométrique, il est possible de calculer la hauteur AB de la statue : AH = MH tan(AMH), AB = MH (tan(AMH) – tan(BMH)).
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L'axe radical d'un cercle fixe et d'un cercle variable d'un faisceau passe par un point fixe.
Figure dans le cas d'un faisceau à points de Poncelet. Soit F un faisceau de cercles, défini par un cercle (c) et l'axe radical (d). Si (Γ) est un cercle de centre Ω situé hors de la ligne des centres (OK), l'axe radical de (c) et (Γ) coupe (d) en I. Le point I à même puissance par rapport à (Γ) et tous les cercles du faisceau. Pour tout cercle (c1) du faisceau, le point I a même puissance par rapport à (c1) et (Γ). Leur axe radical passe par le point fixe I.
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Cercle d'un faisceau tangent à un cercle donné
Figure dans le cas d'un faisceau à points de Poncelet. Soit F un faisceau de cercles, défini par un cercle (c) et l'axe radical (d). Soit (Γ) est un cercle de centre Ω situé hors de la ligne des centres (OK), si un cercle (c0) du faisceau rencontre (Γ) en A et B, la droite (AB) est alors l'axe radical de ces deux cercles qui passe par le point fixe I situé sur (d). Si I est à l'extérieur de (Γ) (puissance de I positive), on peut tracer deux tangentes (IT1) et (IT2). Les cercles du faisceau passant par T1 et T2 sont tangents à (Γ). Le centre O1 de (c1) est l'intersection de (ΩT1) avec la ligne des centres (OK). De même, le centre O2 de (c2) est sur la droite (ΩT2). Pour un faisceau à points de base, il n'y a pas de solution si J est entre les points de base : un des points de base à l'intérieur de (Γ), l'autre à l'extérieur.
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Bibliographie : Commeau – géométrie maths élem – Masson, 1963 (mon livre de cours en terminale).
Wikipédia :
Cercles orthogonaux
Faisceau de cercles
Faire de la géométrie dynamiqueAccueil : http://www.maths.ac-aix-marseille.fr/debart Suggestions, remarques, problèmes : me contacter. |
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